mai 8, 2008
Joli coup médiatique de Greenpeace, qui vient de rebaptiser “OGM VILLE” une commune de Gironde, dont la députée-maire a voté en première lecture en faveur du projet de loi sur les OGM.
Ce qui est sûr, c’est qu’entre les reportages au JT et les articles de presse, Greenpeace s’est bien débrouillé pour que l’accrochage des panneaux aux entrées de la ville se fasse sous le feu des projecteurs !
Mais au-delà de la maîtrise médiatique, le procédé m’interroge cependant.
Le vote des députés est public, nominatif, le résultat du scrutin est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale.
Ce n’est donc pas une révélation ni le dévoilement d’un secret que de mettre en avant le vote de cette maire, cependant avouons-le, bien peu de gens prennent le temps de se renseigner sur les votes de leurs députés. De ce point de vue, l’action de greenpeace amène une information au débat démocratique.
Mais alors même que je suis d’accord sur le fond (les citoyens doivent pouvoir savoir ce que votent les députés qui les représentent, et éventuellement les interpeller), la manière me pose question.
Sans doute parce qu’elle rappelle des pratiques beaucoup moins nobles : aux USA, des associations “pro-life” placardent par exemple des portraits des médecins qui pratiquent l’avortement dans le quartier où ils habitent.
De l’information, on glisse vers les contrées sombres de la délation !
La critique que j’adresserais à Greenpeace, c’est de n’avoir pas coordonné une action nationale en plaçant ces panneaux dans les villes de TOUS les députés-maires qui ont voté cette loi.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Suis-je le seul être mal à l’aise face à ce type d’actions ?
Source : l’article sur 20mn
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mai 4, 2008
Le bouche-à-oreille ne date pas d’hier, et nombre d’entreprise ont misé sur la recommandation d’amis à amis pour promouvoir un produit ou un service.
Cependant, depuis la montée en force du Web 2.0, le phénomène a pris une ampleur nouvelle. L’information passe vite, très vite, d’un internaute à un autre, et la puissance de ce réseau fait rêver bien des entreprises et des agences.
Au point que l’on est tenté, parfois, de flirter avec certaines limites éthiques : s’inscrire sur des forums de façon anonyme pour y distiller quelques conseils, par exemple… et que l’internaute ne sait plus à qui se fier !
Le royaume-Uni est le premier à mettre en place une législation qui force les responsables marketing à la transparence. La loi, qui entre en application le 26 mai, interdit aux annonceurs d’émettre des messages “en se présentant comme des consommateurs”.
Elle force également les bloggeurs à en faire mention lorsqu’un billet est sponsorisé.
Explication de la mesure législative sur AdAge Digital [en]
via le blog du concepteur-rédacteur
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avril 30, 2008
Alors que la législation encadrant les grandes surfaces est à l’agenda, un curieux site a fait son apparition.
Pachamarket prétend révolutionner le monde des supermarchés en ligne - notamment en proposant un forfait courses illimité :
Le 24 avril 2008 est un jour à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la grande distribution, car jamais une grande surface n’a été en mesure de vous proposer :
200€ de courses gratuites par mois à vie !
Pour vous le prouver, nous faisons une offre exceptionnelle pour le lancement de Pachamarket.fr :
Les 1000 premiers Pachas, bénéficient du pass « Pacha-life » pour 999€. L’acquisition de ce pass représente le véritable booster de votre pouvoir d’achat ! Son acquéreur va faire gratuitement 200€ de courses gratuites par mois à vie sur notre site ! On se souvient du forfait téléphonique« Millénium ». On se souviendra aussi du pass « Pacha Life » de Pachamarket.
Bon, disons-le tout net, ce site est de manière évidente une grosse blague. Outre le lancement repoussé, l’absence totale d’informations légales, le plus évident est le nom du blog associé : lesdindonsdelafarce.
Mais c’est là que la vraie interrogation commence : on assiste là à une tentative de lancer un buzz. Tentative moyennement réussie, d’ailleurs, puisque le site affiche 516 personnes inscrites au 30 avril (même en admettant que le chiffre ne soit pas gonflé, c’est quand même peu pour un buzz national).
Mais… pourquoi ? pour qui ?
Lobby des producteurs qui dénoncent la communication de Leclerc ?
Association de consommateur qui appelle à plus d’esprit critique ?
Les paris sont ouverts, tant cet essai de buzz est peu porteur d’identité…
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avril 27, 2008
S’il y a un aspect du Web 2.0 qui ressort de façon évidente, c’est l’espace d’expression qu’il offre à tout un chacun. Forums, blogs, réseaux sociaux, la majorité du contenu sur le web est désormais produite par ceux qu’on appelait autrefois utilisateurs.
Ceux à qui l’on proposait de venir lire les beaux discours, regarder les belles images que l’on avait préparés pour eux, s’emploient désormais à préparer eux aussi de beaux discours et de belles images !
Pour ce qui touche à la communication, cette évolution ressemble bien à une révolution : la parole, qui jusqu’ici restait entre les mains d’une minorité (patrons et responsables de communication, journalistes, représentants d’associations d’usagers ou de consommateurs) se redistribue entre des acteurs beaucoup plus variés.
Au point même que « l’homme de l’année » selon Time magazine en 2006 est…
…vous !
Le journal reconnait cette (r)évolution portée par le web 2.0 : le participatif déborde des quelques espaces qu’on lui avait octroyé, et s’affirme comme un ingrédient essentiel désormais.
L’internaute a pris la première place.
Cette redistribution des privilèges d’expression peut se comparer à l’avénement du principe démocratique. Face à lui, les critiques sont similaires : peur de la prédominance des faibles si l’on redistribuait le pouvoir, crainte d’une « victoire de l’ignorance » si l’on partageait la parole…
LA LEGITIMITE DE LA PAROLE EN QUESTION
Les arguments ont donc fusé pour décrédibiliser ces nouvelles formes d’expression. L’expertise, la déontologie, autant de concepts brandis pour dévaluer l’information produite sur les blogs et autres média citoyens.
Quelle que soit la sincérité de ces protestations, on peut tout de même remarquer à quel point ceux qui dénoncent ces nouveaux canaux d’informations se trouvent justement être ceux qui détiennent une parole légitime. Consciemment ou non, ces détracteurs défendent une situation de pouvoir.
J’aurais une position plus modérée, et si la multiplication et le flou des sources d’informations brouille la lecture, j’aurais presque tendance à trouver cela positif.
Si l’émergence du Web 2.0 doit forcer chacun à développer un esprit critique plutôt qu’à adhérer aux positions ou analyses déjà digérées par des « spécialistes », est-ce là une direction si négative ?
ORGANISER LES DISCOURS :
LE NOUVEAU CHALLENGE DE LA COMMUNICATION ?
Quoi qu’il en soit, et pour aller au-delà des querelles, cette révolution est surtout intéressante en cela qu’elle ouvre de nouvelles perspectives pour la communication. Qu’on le veuille ou non, qu’on lui accorde crédit ou pas, cette multitude de discours est là, et ils est désormais indispensable de la prendre en comte.
Au XXè siècle, la communication consistait à peu de choses près à mettre en forme les messages qu’une structure souhaitait diffuser, et à les transmettre aux personnes ciblées.
La structure se pensait comme seule légitime à parler sur elle-même, avec quelques relais identifiés (journalistes, …) qu’elle tentait de faire aller dans son sens autant que possible.
Au XIXè siècle, le rôle de la communication pourrait alors être celui d’organiser et de coordonner les discours tout autour d’une structure. Ceux qu’elle tient sur elle-même, mais également ceux de ses partenaires, ses clients, ses détracteurs…
Une vision plus complexe, plus systémique (et en cela plus proche des théories de la communication, telles que vues par l’école de Palo Alto par exemple)… et bien plus motivante à mon sens, de ce vers quoi pourrait évoluer le travail des professionnels de la communication !
A VOIR / A LIRE
Andrew Keen [blog] : The Cult of Amateur - cf présentation dans le NY Times (en)
Le dossier de Françis Pisani pour Le Monde : Web 2.0, culte de l’amateur et désordre moral ?
L’étude de TNS SOFRES sur le Web 2.0 et les marques, qui s’interroge sur le crédit apporté aux internautes, aux sites de marques, etc.
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avril 17, 2008
“pour une publicité éco-responsable et une nouvelle régulation professionnelle”, le Bureau de Vérification de la Publicité annonce à grand renfort de communication la création d’une “instance rénovée de régulation de la publicité”, dans un communiqué de presse du 11/04/08
Le BVP aurait-il enfin entendu la demande des associations écologiques qui dénoncent notamment son manque de réaction face au greenwashing ?
Rien n’est si sûr…
Les fleurs écologiques que se jette le BVP, pour qui l’autorégulation est décidément le meilleur moyen “pour réguler de manière efficace et démocratique la communication publicitaire qui se doit, d’être plus participative, plus transparence et ouverte au débat public” ne sont pas du goût des associations de l’Alliance pour la planète : la WWF a d’ores et déjà pris la parole au nom de la plateforme pour dénoncer un simulacre de participation, auquelle aucun des association de l’Alliance ne participera (lire le communiqué du 14/03 de la WWF).
L’Alliance crée donc un Observatoire Indépendant de la Publicité, “afin de donner un contenu réel à la co-régulation souhaitée par le grenelle de l’environnement”.
Affaire à a suivre de près, donc…
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avril 10, 2008
Le coup du générateur d’idées, on le fait souvent - des dés aux machines en passant par les biscuits chinois, il y a mille manières de donner l’impulsion pour renouveler sa créativité.
En voilà un nouveau, tout beau tout rigolo.

Je suis tombé sur “changeable inflatable furniture”… mmm… bon, les fauteuils gonflables, ça fait bien longtemps que ça existe, alors pourquoi ne pas aller plus loin et inventer… des murs gonflables, par exemple ?
Vous avez des invités pour la nuit, mais pas de chambre d’amis ?
Avec les cloisons gonflables INSTANTROOM, une pièce en plus en un clin d’oeil !
A retrouver sur The Directeur’s Bureau Special Project
Blague à part, ces outils sont parfois pratiques en cas de panne créative…
De mon côté, j’aime beaucoup les outils sémantiques liés à des moteurs de recherche… en tapant un terme, on peut visualiser les termes liés par la fréquence de leur apparition dans les résultats ou, dans le cas de Google, dans les requêtes des internautes !
Exemple que j’utilise parfois : TouchGraph, malgré sa mauvaise habitude de faire planter les navigateurs, et surtout le Générateur de mots-clés de Google.
Et vous, quels outils utilisez-vous pour renouveller votre créativité ?
P.S. allez, je dois avouer, avant ça sur le machin qui tourne je suis tombé sur oversized rural sex toy… sans commentaire.
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avril 7, 2008
Vu dans Libération Rennes : la campagne du syndicat de traitement des ordures ménagères de Saint-Brieuc ne plaît pas au BVP ! Promouvoir les objets réutilisables plutôt que jetables, paraissait pourtant un conseil de bon sens dans l’optique de réduire le volume des déchets…
Mais le Bureau de Vérification de la Publicité a décidément choisi son camp, puisque s’il ne réagit pas pour des campagnes contrevenant de manière évidente à ses propres recommandations (voir l’article sur le greenwashing), voilà qu’il trouve que cette campagne d’intérêt général “parait de nature à porter gravement préjudice à des secteurs économiques voire à des marques identifiables de produits, ce qui est contraire aux règles d’autodiscipline des professions publicitaires”
Les autres extraits de l’avis du BVP cités par Libé valent le détour, tant la mauvaise foi n’est pas loin…
Alors le développement durable, oui, mais… d’après le BVP, uniquement comme argument de vente !
EDIT :
Le BVP n’a pas apprécié qu’on monte cette affaire en épingle, pour preuve le communiqué de presse du 08/04/08 où il expose sa vision des choses.
A lire également pour comprendre l’état des argumentations…
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avril 5, 2008
Pour rebondir sur mes histoires d’information, communication et publicité, un des bouts de ce problème est celui du découpage du réel en catégories. C’est le premier épisode d’une série d’articles, car cette question est vaste.
AU COMMENCEMENT ETAIT LE VERBE : DU VOCABULAIRE A LA CLASSIFICATION
Commençons par rappeler une évidence qui semble souvent oubliée : le découpage de la réalité en catégories et le nom de ces catégories ne sont ni uniques ni objectifs. La classification est subjective, elle est politique. La possibilité de définir et d’imposer des classifications devient donc un enjeu de pouvoir essentiel : nommer, c’est prendre déjà une emprise sur la réalité (et être le seul à nommer… c’est devenir Dieu. logique).
Si la nécessité d’un vocabulaire commun permet de se comprendre, la classification n’est venue que bien plus tard ! Au XVIIIè siècle, les naturalistes, qui ont commencé par décrire fidèlement les plantes et les animaux, rapprochent des critères communs chez ceux-ci, et les utilisent pour construire une classification.
La notion prend bien, et bientôt certaines classifications s’imposent comme des évidences… en oubliant qu’elles sont évidemment bancales : la réalité, même scientifique, ne rentre pas si bien dans des cases… (cf l’ontologie est surfaite, voir plus bas)
LA GRANDE GUERRE DES TAXINOMIES :
L’EXEMPLE DE LA COMMUNICATION
Revenons-en à des choses plus concrètes : au quotidien, la classification nous pose problème.
Pour la communication, on a vu apparaître un découpage du domaine d’activités en sous-domaines, qui semble souvent “naturel”… mais ce serait oublier qu’il est, là encore, contingent et surtout stratégique : définir une classification des secteurs de la communication sert souvent à telle ou telle agence pour se poser comme spécialiste d’un secteur particulier.
Communication interne / Image de marque / Audiovisuel d’entreprise / Relations presses / Sponsoring et mécénat / Internet
J’ai pris pour exemple le découpage adopté par le Communicator (de Marie-Hélène Westphalen, éd. Dunod), mais il y a bien d’autres classifications à peu près équivalentes, par exemple celle de l’Association des Agences Conseil en Communication :
Publicité / Marketing Services / Communication interactive / Corporate / Evénementielle / Edition publicitaire / Communication Santé
Dès que l’on se penche un peu sur la question, on peut rapidement identifier plusieurs limites de ces découpages :
1) les catégories proposées sont-elles cohérentes ?
La communication interactive me semble plutôt relever d’un support que d’un métier. On pourrait alors plutôt (comme le faisait mon ancienne agence) l’opposer à l’édition papier/packaging/stands d’exposition, pour décliner sur le même thème en restant cohérent.
2) les catégories sont-elles suffisamment clairement séparées ?
Il me semble que non : la “communication santé” est typiquement transversale, puisqu’elle peut regrouper des éléments des autres catégories (corporate pour l’image des laboratoires, publicitaire pour promouvoir les médicaments, …). Et dès lors, si la Communication Santé est d’une telle spécificité qu’elle nécessite un secteur à elle toute seule, pourquoi ne pas faire de même avec la communication financière, par exemple, elle aussi soumise à des règlements et des pratiques particulières ?
La simple question de définir une classification de la communication pose donc très largement problème dès qu’on y réfléchit un peu. Certaines agences commencent par exemple à prendre le problème à l’inverse, en découpant par cible : communication B2B ou B2C, lobbying (qui cible les décideurs)… là encore, on voit bien l’intérêt stratégique (”votre agence actuelle est engluée dans des catégories qui ne signifient plus rien : aujourd’hui, c’est la communication 360° qu’il vous faut, pour toucher votre cible !”) mais cette classification, si séduisante qu’elle soit, n’en est pas moins imparfaite.
Et vous, comment classifiez-vous le domaine de la communication ?
Et surtout, la classification que vous employez vous semble-t-elle aller de soi ?
A VOIR, A LIRE
Sur les classifications
Penser/Classer, la réflexion de Georges Perec sur ce sujet. A lire en premier : l’article à la fois profond et drôle sur la façon de ranger ses livres dans sa bibliothèque : par ordre alphabétique ? par genre ? par couleur ? l’air de rien, tout est dit dans cette analyse.
Les systèmes de classification et de modélisation des connaissances, basé sur le cours de Christine Porquet (ENSICAEN)
Et surtout un très bon article (Clay Shirky - Traduction Christophe Ducamp) qui démontre les limites des classifications : l’ontologie est surfaite
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mars 27, 2008
Grosse tension dans la communauté web 2.0 !
La décision de justice qui était attendue hier n’est pas encore tombée, mais ses conclusions peuvent être lourdes d’implications.
LES FAITS
Olivier Martinez, acteur français, attaque en justice plusieurs sites et blogs, suite à la publication sur un blog d’une information concernant sa vie privée, reprise depuis un magazine people.
Le souci principal, c’est que dans les sites visés, plusieurs (on ne connaît pas encore la liste complète) n’avaient pas repris cette information en tant que telle, mais affichaient simplement les titres d’autres blogs, via un flux RSS.
Exemple N°1 : fuzz, un site fondé par Eric Dupin (sorte de Digg à la française, fuzz permet aux internautes de soumettre des infos et de voter pour elles), à qui l’on demande 30.000 euros de dommages et intérêts (voir l’article sur le blog d’Eric) !
Pour reprendre la métaphore de Pierre Chappaz, c’est comme s’ils attaquaient le propriétaire d’un kiosque à journaux pour les propos ou photos d’un journal vendus en rayon.
LES IMPLICATIONS
Si la décision fait jurisprudence et que les relais RSS sont condamnés, c’est un modèle entier de coopération autour de l’information qui se voit menacé.
Le principe des fils RSS est justement d’automatiser la reprise des informations…
Attribuer au site qui relaye une responsabilité juridique pour n’évoir pas filtré cette information, c’est bien mal connaître le fonctionnement du web actuel !
Il semble que les avocats d’Olivier Martinez “tentent le coup”, comme ils le feraient pour un journal people… mais on ne peut qu’espérer que la justice montrera un peu plus de discernement dans l’attribution des responsabilités.
LA REACTION COMMUNAUTAIRE
L’autre aspect intéressant de cette affaire, c’et la forte mobilisation de la communauté pour soutenir Fred Dupin.
Depuis l’annonce de cette assignation en justice, les bloggers se mobilisent :
- on ne compte plus les posts qui évoquent cette affaire : l’information citoyenne circule à vitesse V !
- la contre-offensive prend forme, notamment avec un billet “je n’aime pas Olivier Martinez”, relayé sur des tonnes de blog : en se gardant bien d’évoquer sa vie privée, chacun y va de sa critique sur son jeu, expliquant pourquoi il n’aime pas l’acteur.
Tout cela reste à suivre, mais il semble que le pauvre Olivier Martinez se prend le “bad buzz” de sa vie.
Pour exemple : une petite compilation de ce buzz sur YouTube
A SUIVRE…
Un exemple très intéressant, à la fois sur les enjeux juridique des nouvelles technologies, et sur la capacité du web à fédérer des actions collectives.
Pour info, une affaire similaire (Olivier Dahan contre wikio) avait le plaignant débouté… pour une question de procédure et non de fond, qui reste donc ouvert…
Pour plus d’infos : Une tonne de liens qui parlent de cette affaire, sur presse-citron
EDIT N°1
J’ai supprimé le dernier paragraphe de mon post.
J’admets, c’était pas fin de finir mon article sur un pied de nez disant que je n’aime pas…
Alors disons simplement que je suis inquiet de la tournure que prennent les événements.
EDIT N°2 à chaud, la décision vient de tomber
J’ai parlé trop vite dans mon commentaire : fuzz a été condamné.
Je cite le responsable du site : “Le tribunal dans son ordonnance (que je n’ai pas encore en main) a retenu ma responsabilité d’éditeur en considérant que j’organisais l’information sur Fuzz en opérant un tri et une hiérarchisation des liens par catégories.”
>> extrait de l’ordonnance de référé sur presse-citron
La question de savoir si ça va faire jurisprudence se pose donc sérieusement !
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mars 26, 2008
Un excellent article a retenu mon attention ce matin, sur “le blog du concepteur-rédacteur”.
Il explique les conclusions de l’agence Shift Communication, qui a totalement repensé la structure de ses communiqués de presse pour les adapter à l’heure du Web 2.0
Résultat : exit le paragraphe institutionnel, mais exit aussi la partie plus rédigée, place à des éléments bruts, tagués (fausse-bonne idée !!), mais surtout à des liens dans tous les sens : MP3 ou podcast, vidéos, et même un del.icio.us créé pour l’occasion, rassemblant les sources d’informations nécessaires aux journalistes (y compris les sites des concurrents, bien sûr)… et bien sûr un bouton “Digg this!” [cf lexique] pour faire monter la news en question dans le fameux site d’information classées par les usagers.
Bon, il me semble quand même qu’il y a à prendre et à laisser dans cette histoire.
Si l’arrivée d’éléments multimédia est très bien utilisée dans leur exemple, il me semble tout de même que c’est mal connaître le métier de journaliste que de leur fournir uniquement de la manière brute, et de les laisser tout rédiger…
C’est le cas sans doute pour les éditorialistes et autres journalistes de très haut niveau, mais la plupart des autres, soumis à des impératifs de rendements, sont souvent heureux de reprendre un paragraphe entier du communiqué… voire celui-ci en entier !
Bref, ce communiqué, au-delà de l’aspect multimédia, me semble un peu “culpabilisateur” pour les journalistes : “allez hop, au boulot maintenant, fini le travail mâché, on va vous faire bosser. Voilà le dossier (en balançant une pile de 3 Kg de documents sur la table)”.
Vous pensez vraiment que ça aide à l’efficacité de la relation média ?
A lire : l’article sur le blog du CR
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